mardi 26 avril 2011

Lofoten - Welcome to Weirdland

(Pour mes lecteurs toujours pas anglophones, "Bienvenue à bizarre-pays" - non décidément ça sonne pas :p)

Pour ce début de Pâques, nous nous sommes retrouvés à Borgvåg, un groupement de maisons plus ou moins abandonnées au bout d'un chemin de terre, le tout au milieu de nulle part... Borgvåg, mon top 2 de la visite au coeur de l'étrange, après toutefois le toujours indétrônable Nyksund. Mais si souvenez vous, Nyksund dans les Vesterålen:
http://ion-en-norvege.blogspot.com/2009/08/vesteralen.html
L'auto-citation, ou quand la célébrité de l'auteur n'a d'égale que sa mégalomanie :-)

Bref j'en viens au fait. L'arrivée à Borgvåg en dit déjà long sur la logique de l'endroit...


Post it sur la porte d'entrée: penser à regarder l'horaire des marées avant d'aller faire les courses :p

La seconde maison à nous accueillir à l'entrée du village aurait du porter la mention "Welcome to Borgvåg"... Une couleur jaune passé, la peinture qui s'écaille, les rideaux délavés et derrière une fenêtre, une vieille marâtre acariâtre qui écarte le rideau miteux pour regarder qui vient s'aventurer ici... Bon soit, j'exagère peut être un peu sur le caractère de la dame qui est sans doute fort sympathique au demeurant, n'empêche elle n'avait pas l'air très avenant à ce moment là.

Et donc dans ce village à moitié abandonné, des artistes ont visiblement trouvé l'inspiration - on ne sait pas trop d'où elle est venue ceci dit...


Tiens, une ex-future œuvre d'art :)


Et au détour d'une rue... ou devrais-je plutôt dire au tournant de l'unique chemin, une illustration de l'intérêt de savoir faire des choix dans la vie...


Béton ou bois? Bois ou béton?... Et ben non, deux demies-maisons, ca ne fait PAS une maison complète!... Ou alors une très moche :p

Et donc toutes ces peintures m'ont fait repenser à un incident survenu le mois dernier...
http://www.lofotposten.no/lokale_nyheter/article5556437.ece
Attention les photos sont assez barbares, âmes sensibles s'abstenir...

Soit, je vous donne la traduction:
Le 5 avril, un crime peu commun a été commis aux Lofoten, dans la commune de Vestvågøy (par chez nous donc). Mais pour comprendre revenons un peu en arrière. En 2010, un artiste nommé Pøbel avait décidé de tranformer une de ces vieilles maisons en ruines en une oeuvre d'art en peignant un de ces gigantesques tableaux sur chacun des murs. Et le 5 avril donc, un de ces murs a été... volé. Oui, en Norvège on ne pique par des autoradios ou des iphone mais bien des murs en ruine. Et puis c'est pratique à revendre, tu roules ton mur sous le bras et tu le passes tranquillement en bagage à main à l'aéroport et hop! ni vu ni connu!
Je rigole mais il n'empêche que le voleur court toujours, ce qui est tout de même une honte...
D'autant plus qu'en continuant mes recherches aujourd'hui (il ne faut pas croire, ces articles sont dûment et scientifiquement documentés!), j'ai découvert que ce type de forfait n'était pas un cas unique... En effet c'est une oeuvre du même artiste (décidément prisé!), sur une porte de garage (toujours aussi pratique en bagage à main) qui a disparu cette fois...

La Norvège, c'est plus ce que c'était... Je vais faire gaffe à mon œuvre d'art en bâtons touilleurs de peinture moi...

Et pour que vous en profitiez tant que ces oeuvres sont encore debout, en voici un petit florilège collecté ces derniers jours:



Le célèbre Batman en chaise roulante, poussé par le fidèle Robin...


Et mon préféré pour la fin, en revenant de Gimsøy... Avis aux amateurs :-)

3 commentaires:

Doc gégé a dit…

c'est pour m'inciter à revenir ce "post" étrange et surréaliste ?
Au fait qu'en est il du nouveau légo ?
kiss

Polo a dit…

Je me risque à commenter ce post (pour une fois) avec un calembour d'un goût douteux : pkoi ils ont volé la façade si elle était Pøbel?

... okay, je sors :p

arm a dit…

Weirland n'attire pas les comments à ce que je vois... poor Ion qui va se croire abandonnée!
Nous sommes là pas de panique mais quelque peu surpris voire étonnés par la notion d'art pictural norvégien toutefois...yauque nem (en ardennais in the text, s'adresser à Ion pour la translation)!