C'est donc sous une tempête de neige (la première de la saison, ah la belle synchronisation) et par 0 degrés que je suis partie pour un voyage relativement long via Bangkok avant d'atterrir complètement déphasée par 30 degrés a Singapour.
Singapour est une ville pleine de contrastes et de mélanges. Avec plus de 4, 5 millions d'habitants (soit en gros la population norvégienne) pour à peine 700 km2, les Singapouriens ont du faire preuve d'ingéniosité pour se développer, et rivalisent pour cela d'imagination que ce soit en construisant toujours plus grand, toujours plus haut, ou en empiétant sur la mer et en faisant surgir des parcelles de terre là où quelques mois plus tôt il n'y avait que l'océan.
Donc c'est parti pour une (première) visite guidée de ce que le boulot m'aura laissé voir de Singapour, en attendant d'y retourner prochainement pour vous faire découvrir le reste.
Singapour donc, c'est à la fois l'extravagance de ses constructions qui se doivent d'être les plus folles et les plus ambitieuses et le côté complètement artificiel et surfait de ses centres commerciaux et de sa vie nocturne - qui a tout de même un côté assez exotique quand rappelons-le on habite à Narvik :-)
Ici donc Riverside Point et ses bars et boites de nuit, le tout abrité par des parasols / parapluies géants qui changent de couleur...


Et en parlant de shopping - LA passion des singapouriens - il se trouve que mon hôtel se trouvait juste à côté de l'avenue la plus commerçante de tout Singapour: Orchard Road. Et là surprise, des magasins, partout, tous plus géants les uns que les autres, presque à en effrayer une pourtant shoppeuse addict. Mais je me suis tout de même laissée tenter par LE centre commercial: 66 000 m2, plus de 300 magasins sur 8 étages... Pour vous donner une idée je me suis quand même perdue et il m'a fallu y retourner 3 fois pour réussir à retrouver la sortie sans être obligée de demander mon chemin aux vigiles... Et donc ce centre commercial - et ça ne s'invente pas - c'est le ION center ! Arriver en bas de l'escalator sur un tapis moelleux où il est écrit "Welcome to ION" est une sensation inimitable :-)

Et à côté de tous ces aspects superficiels, il y a à Singapour des espaces préservés de forêt presque vierge que je me risquerai à appeler jungle (pour moi quand il y a des singes et des lianes c'est une jungle), que les singapouriens dédaignent ostensiblement pour mieux s'adonner à leur occupation favorite (voir plus haut) et que j'ai donc eu le plaisir de découvrir avec un ami perdu de vue depuis trop longtemps et frère de précédentes aventures guitaresques, j'ai nommé Adrien. Nous sommes donc partis à l'assaut du McRitchie reservoir pour 14 km de marche à travers la forêt (sous - je le rappelle quand même - 30 degrés et 95 % d'humidité...), avec notamment la traversée d'un pont suspendu à 25 mètres d'altitude, en compagnie des singes qui ici se révèlent pacifiques, voire même photogéniques:

Ici, l'épouillage se fait en famille...

Et déjà le soleil se couche, 19h30 toute l'année quelle que soit la saison...

Et quand le soir tombe, il est temps de profiter d'un des autres attraits de Singapour: la diversité culinaire. Car reflétant la mixité culturelle qui cohabite à Singapour, on peut ici manger de tout - chinois, thaïlandais, coréen, mexicain, italien, indien, japonais, brésilien et j'en passe - et en général très bien. Ce qui explique peut être mes 3 kilos supplémentaires en rentrant des 10 jours qu'auront duré mon voyage - vous avez dit oups? Je vous rassure la grippe aura depuis remédié à ça...
Et donc après nos 14 km de marche, il était temps de retrouver Gwen, l'adorable fiancée d'Adrien dont j'ai eu le plaisir de faire la connaissance, direction mon premier restaurant coréen. Et là surprise, 8 ou 9 personnes s'assoient en rond autour d'une plaque de cuisson géante pendant que le cuisinier frit les aliments devant nous et nous sert sur les feuilles d'aluminium - à manger avec les traditionnelles baguettes évidemment. A recommander! Contre toute attente (et dieu sait que venant du nord de la Norvège j'ai tendance à être difficile là dessus), un des meilleurs poissons que j'ai jamais mangés!

Et histoire de continuer dans mon chapitre culinaire, l'autre découverte du séjour: la cantine locale, communément appelée V1 power. Rien que pour ça ça donnerait envie d'émigrer :p Ici pas de restaurant classieux, la commande se fait à la bonne franquette en désignant parmi les plats présents ceux que l'on souhaite voir se retrouver dans notre assiette. On dispose ensuite soit de baguettes soit d'une fourchette et d'une cuillère pour manger (et tant pis si il y a de la viande à couper), on agrémente le tout d'un jus de fruit fraichement pressé (ananas, pastèque, mangue et tous ces fruits dont j'avais presque oublié le nom dans mon pays polaire), le tout pour maximum 3€, un rêve...

Ici, le fin du fin... Le porc aigre douce caramélisé... J'en ai encore les papilles qui frissonnent!

Mais revenons maintenant aux abords de l'hôtel, où il peut aussi se passer des choses intéressantes...
En effet, il y a tout d'abord ce qu'on pourrait appeler "l'afterwork", ou une piscine turquoise avec transats à disposition et même une serveuse qui prend soin des clients en venant leur apporter à même la chaise longue des morceaux de pastèque et de melon frais =)

Et puis le restaurant au bord de la piscine, qui me ferait presque croire que je suis plus dans un club de vacances qu'en train de travailler :-)
Oh, un ananas farci!

Et si jamais on en a assez de la piscine et du shopping, l'hôtel a également le bon goût d'être situé à deux pas du jardin botanique et du jardin des orchidées. Pause parfaite pour s'évader du bruit de la ville et profiter de ces jardins magnifiques!

Des arbres, de toutes les tailles, de toutes les formes et de tous les âges...

Des allées chatoyantes et des fontaines à chaque détour du chemin...

Et des fleurs, partout, rivalisant de formes et de couleurs


Mais impossible de parler de Singapour sans évoquer l'omniprésence de la culture chinoise. Ici, les deux langues officielles sont d'ailleurs le mandarin et l'anglais, qui de réunissent de façon plus ou moins hasardeuse dans ce qu'on appelle le "Singlish", sorte de patois anglais parfois directement traduit d'expressions mandarines, ce qui donnera des résultats tantôt comiques tantôt incompréhensibles... Nous passerons sur les néologismes tels que les "Euro-Dollars", dérivant probablement de la monnaie locale le SingDollar, et dont le sigle pseudo officiel €$ arrive même à se retrouver dans des rapports financiers.
Et donc pour en revenir à la culture chinoise, j'ai réussi à m'échapper du boulot suffisamment tôt un soir pour aller plonger au cœur de Chinatown, au milieu des dizaines d'échoppes pour touristes remplies de chinoiseries et des temples bouddhistes et hindouistes hauts en couleurs...

Et c'est déjà la fin de cette plongée au cœur de Singapour, dont il me reste encore bien des facettes à découvrir, ce que je compte bien faire dès que je serai remise sur pieds. En attendant il a bien fallu repartir à Narvik, pour retrouver - déjà - des températures négatives, un manteau neigeux qui recouvre déjà toute la montagne, la nuit qui tombe à 15h30 et... les aurores boréales :-)
Et apprécier l'espace, l'air pur et les fjords à perte de vue :-)

Hier soir...


Sans oublier quelques photos de mon déménagement (oui parce qu'entre les bagages pour Singapour et la grippe, j'ai aussi eu les cartons du déménagement, d'où le retard de ce post...)
Déménagement qui a bien évidemment commencé par le principal:

Je vous laisse imaginer les regards curieux et légèrement sceptiques qui ont suivi notre périple à 15km de moyenne pour amener le bananier jusqu'à sa nouvelle maison...
Où il a l'air de se plaire :-)

Donc à vos carnets d'adresses, je n'habite désormais plus rue de l'élan mais Stasjonsveien 42, 8515 Narvik!

2 commentaires:
je suis content que le bananier que j'ai importé ait un copain yuca .
Banana power!!!! (par contre tu peux lui couper quelques feuilles abimées...)
N'empêche que je savais bien qu'un jour on reconnaitrait ta suprématie shopingienne with a mall!!! ^^
Enregistrer un commentaire