En Norvège, la répartition des saisons est quelque peu différente de chez nous (quand je dis "chez nous" j'entends "chez vous", bref). Il y a d'abord l'hiver, qui dure 6 bons mois. Puis le printemps, 5 mois et demi. Et ensuite 2 semaines d'automne. Autant vous dire que si vous les ratez, il vous faudra attendre 11 mois et demi - ce qui est arrivé l'année dernière puisqu'il a plu à verse tout le mois de septembre. Et donc tous les ans, on prie le dieu de la météo pour pouvoir vivre un de ces jours magiques à gravir la montagne au milieu d'une explosion de couleurs parmi les arbres rouges, oranges et jaunes sous un ciel d'un bleu radieux, et que l'un de ces jours tombe le week end. Vous imaginez la probabilité que cela représente, alors quand ca se produit il faut être prêt!
Donc bref après des vacances ressourçantes et pleines de découvertes, de soleil et d'amitié sur lesquelles je reviendrai bientôt, je n'avais qu'une envie: foncer aux Lofoten retrouver les paysages, ma Ferrari et finir de peindre la maison. Et c'est sous un temps relativement clément que nous avons pu assister à l'arrivée de l'automne...
Le vendredi:

... A comparer au dimanche, je vous laisse imaginer la rapidité de la chose.

Oui nous quand on peint, on ne fait pas semblant! (sauf quand on essaie de dégommer les mouettes à coups de lance-pierres brésilien entre deux coups de pinceaux...)
Ooohh, un arc en ciel!

Je reprends donc: ca c'était il y a 10 jours...

Et ce week end...
Le jour magique est arrivé: soleil, température tellement clémente qu'on a pu peindre en short, pas de vent pour nous permettre de monter nous amuser sur le toit mais surtout... Se lancer dans la rando de l'année (tout ca le samedi, oui. Quand je vous dis qu'on en profite dans ces cas là, je ne mens pas! :-)
Donc vous trouvez surement que ca a un peu viré à l'obsession chez moi de photographier la montagne d'en face... Alors regardez en particulier le point culminant: Haveren, 808m d'altitude, 4è plus haut sommet de l'île de Vestvagøy, notre objectif ! :-)
Mais avant l'effort (et après la peinture), l'indispensable pique nique au soleil au bord du lac:

La montagne encore, paisible et pleine de promesses...


Après un porridge norvégien même pas brulé (oui je suis la reine des gaufres mais pour le porridge je dois encore faire appel au spécialiste...), nous étions calés pour le reste de l'après midi et prêts à nous lancer à l'assaut de la montagne pour relever le défi du sommet...
Ce qu'il y a de bien dans les livres de randonnée norvégiens, c'est qu'ils s'imaginent que tels les moutons qui peuplent la montagne, nous connaissons tous les chemins d'instinct et qu'il n'est donc pas nécessaire de fournir d'indications plus détaillées que "allez vers le lac, montez vers xxx (le nom mentionné ne figurant sur aucune carte et n'étant sans doute connu que des habitants de Bø, le village le plus proche - j'aime bien ce nom, Bø, ça renvoie tout le charme des sonorités viking... mais je m'égare), continuer à droite vers yyy et bifurquez lorsque vous apercevrez zzz jusqu'à arriver au sommet d'où vous aurez une vue maaaaagnifique et épooouuuustouflante sur tous les environs - ce qui sonne tout même très alléchant donc même si on n'a aucune idée de comment y arriver, on sait juste qu'on a envie d'y arriver.
C'est donc plein d'espoir et de motivation que nous avons garé la voiture et commencé a traverser un champ - humide le champ - pour arriver au dit lac, seul certitude que nous avions quant au chemin à suivre. Puis à un moment on s'est dit qu'il fallait bien se lancer dans l'ascension, alors nous avons suivi un chemin... Grave erreur. Car le fourbe mouton peuplant la montagne, et bien il crée ses propres chemins sans aucune considération pour le pauvre randonneur qui se rendra compte au milieu de la montagne que le chemin se rétrécit jusqu'à disparaitre, le laissant seul au milieu des broussailles et des pierres glissantes.
Avec une jolie vue toutefois:
Qu'à cela ne tienne stupide mouton, j'avais pensé à emmener mon norvégien à qui rien ne fait peur, et nous avons donc décidé de grimper la montagne à la verticale, je veux dire par là face à la pente parce qu'en zig zag ca aurait été trop facile et pas assez abrupt, pour arriver... en face d'un autre mur. Ha ha, très drôle. M'en fous, on va l'avoir cette montagne! On continue donc - en retrouvant au passage - ô miracle! - le chemin (comme quoi il y en avait bien un!).
Deuxième ascension, toujours bien raide quand même hein, et là je me rappelle vaguement avoir vu une difficulté de 3 (sur une échelle de 4...) sous le nom de la rando. Bref nous n'abandonnons pas, et arrivons enfin... face à une autre pente. Rhhaaaaaa !! Mettant toute l'énergie du désespoir dans mes petits mollets sous l'œil attendri et un peu moqueur toutefois de mon viking pour lequel tout ceci n'est qu'une petite promenade sympathique, nous apercevons enfin 3 têtes blanches et frisées qui nous regardent avec curiosité et scepticisme avant de s'éloigner de nous autres importuns...
Et enfin... Le sommet !!! Et en effet j'oublie d'un coup mes mollets et jusqu'à ce que le mot fatigue veut dire tant la vue est... je vous laisse la qualifier vous même

Cherchez la maison :)

Après cela, nous n'étions pas vraiment pressés de repartir... Malheureusement, et comme refaire le chemin en sens inverse de nuit n'étant pas forcement la chose la plus intelligente à faire, il nous a bien fallu redescendre, en se disant que, définitivement, on t'emmène là haut la prochaine fois que tu viens Jean-Marie :-)

Bon et puis comme je sais que vous êtes tous très curieux (et que quand même on est fiers du résultat :-)...
Tadaam!
La maison, nouvelle version :D
A l'année prochaine pour un nouvel automne !

Donc bref après des vacances ressourçantes et pleines de découvertes, de soleil et d'amitié sur lesquelles je reviendrai bientôt, je n'avais qu'une envie: foncer aux Lofoten retrouver les paysages, ma Ferrari et finir de peindre la maison. Et c'est sous un temps relativement clément que nous avons pu assister à l'arrivée de l'automne...
Le vendredi:

... A comparer au dimanche, je vous laisse imaginer la rapidité de la chose.

Oui nous quand on peint, on ne fait pas semblant! (sauf quand on essaie de dégommer les mouettes à coups de lance-pierres brésilien entre deux coups de pinceaux...)
Ooohh, un arc en ciel!
Je reprends donc: ca c'était il y a 10 jours...

Et ce week end...
Le jour magique est arrivé: soleil, température tellement clémente qu'on a pu peindre en short, pas de vent pour nous permettre de monter nous amuser sur le toit mais surtout... Se lancer dans la rando de l'année (tout ca le samedi, oui. Quand je vous dis qu'on en profite dans ces cas là, je ne mens pas! :-)Donc vous trouvez surement que ca a un peu viré à l'obsession chez moi de photographier la montagne d'en face... Alors regardez en particulier le point culminant: Haveren, 808m d'altitude, 4è plus haut sommet de l'île de Vestvagøy, notre objectif ! :-)
Mais avant l'effort (et après la peinture), l'indispensable pique nique au soleil au bord du lac:

La montagne encore, paisible et pleine de promesses...


Après un porridge norvégien même pas brulé (oui je suis la reine des gaufres mais pour le porridge je dois encore faire appel au spécialiste...), nous étions calés pour le reste de l'après midi et prêts à nous lancer à l'assaut de la montagne pour relever le défi du sommet...
Ce qu'il y a de bien dans les livres de randonnée norvégiens, c'est qu'ils s'imaginent que tels les moutons qui peuplent la montagne, nous connaissons tous les chemins d'instinct et qu'il n'est donc pas nécessaire de fournir d'indications plus détaillées que "allez vers le lac, montez vers xxx (le nom mentionné ne figurant sur aucune carte et n'étant sans doute connu que des habitants de Bø, le village le plus proche - j'aime bien ce nom, Bø, ça renvoie tout le charme des sonorités viking... mais je m'égare), continuer à droite vers yyy et bifurquez lorsque vous apercevrez zzz jusqu'à arriver au sommet d'où vous aurez une vue maaaaagnifique et épooouuuustouflante sur tous les environs - ce qui sonne tout même très alléchant donc même si on n'a aucune idée de comment y arriver, on sait juste qu'on a envie d'y arriver.
C'est donc plein d'espoir et de motivation que nous avons garé la voiture et commencé a traverser un champ - humide le champ - pour arriver au dit lac, seul certitude que nous avions quant au chemin à suivre. Puis à un moment on s'est dit qu'il fallait bien se lancer dans l'ascension, alors nous avons suivi un chemin... Grave erreur. Car le fourbe mouton peuplant la montagne, et bien il crée ses propres chemins sans aucune considération pour le pauvre randonneur qui se rendra compte au milieu de la montagne que le chemin se rétrécit jusqu'à disparaitre, le laissant seul au milieu des broussailles et des pierres glissantes.
Avec une jolie vue toutefois:
Qu'à cela ne tienne stupide mouton, j'avais pensé à emmener mon norvégien à qui rien ne fait peur, et nous avons donc décidé de grimper la montagne à la verticale, je veux dire par là face à la pente parce qu'en zig zag ca aurait été trop facile et pas assez abrupt, pour arriver... en face d'un autre mur. Ha ha, très drôle. M'en fous, on va l'avoir cette montagne! On continue donc - en retrouvant au passage - ô miracle! - le chemin (comme quoi il y en avait bien un!).
Deuxième ascension, toujours bien raide quand même hein, et là je me rappelle vaguement avoir vu une difficulté de 3 (sur une échelle de 4...) sous le nom de la rando. Bref nous n'abandonnons pas, et arrivons enfin... face à une autre pente. Rhhaaaaaa !! Mettant toute l'énergie du désespoir dans mes petits mollets sous l'œil attendri et un peu moqueur toutefois de mon viking pour lequel tout ceci n'est qu'une petite promenade sympathique, nous apercevons enfin 3 têtes blanches et frisées qui nous regardent avec curiosité et scepticisme avant de s'éloigner de nous autres importuns...
Et enfin... Le sommet !!! Et en effet j'oublie d'un coup mes mollets et jusqu'à ce que le mot fatigue veut dire tant la vue est... je vous laisse la qualifier vous même

Cherchez la maison :)
Après cela, nous n'étions pas vraiment pressés de repartir... Malheureusement, et comme refaire le chemin en sens inverse de nuit n'étant pas forcement la chose la plus intelligente à faire, il nous a bien fallu redescendre, en se disant que, définitivement, on t'emmène là haut la prochaine fois que tu viens Jean-Marie :-)

Bon et puis comme je sais que vous êtes tous très curieux (et que quand même on est fiers du résultat :-)...
Tadaam!
La maison, nouvelle version :DA l'année prochaine pour un nouvel automne !




4 commentaires:
Aah je me souviens..souviens....."il est où le chemin, il est où le chemin??", et "j'vais mourir!"
Tu confirmes donc mon idée que je ne ferai jamais de rando avec Kai sous peine d'une humiliation cuisante.....
Jolies les vidéos, mais tu pourrais doubler les commentaires de Kai pour nous pauvres français!
bizzzz
pourrais tu me refaire une petite photo de ta maison vue d'hélicoptère plein de moutons ?
Tu as oublié les poteaux sous les balcons ? ou est-ce pour les peindre en rouge plus tard aux couleurs franco-norvégiennes ?
Bon ceci dit elle est encore plus jolie maintenant qu'en version photoshopée, encore bravo pour la prouesse picturale.....
BISOU
Et pour le monsieur avec le lance pierre, c'est de la peinture ou c'est les mouettes qui se vengent a chaque fois qu'on les loupent ?
Bouzoux!
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