Hier soir, direction Gratangen pour un cours d'équitation d'1h30. Etant prévoyante et ne faisant pas tellement confiance au climat norvégien, je m'étais habillée comme pour aller skier - c'est vous dire. Nous voilà donc parties avec Rita pour 45 minutes de route. Sous la nuit noire (forcément, il était 18h...). Et la pluie. Mêlée de neige quand on a commencé à s'enfoncer dans les terres vers la montagne. Mais pas la petite pluie fine hein, genre la grosse drache (désolée, j'avais envie...) qui vous empêche de voir à plus de 20m - ici ils appellent ca "drittvær", traduit littéralement ca donne quelque chose comme "temps de m..." :)
Bref nous sommes arrivées, et là je me suis rendue compte que le thermomètre oscillait entre 0 et 2 degrés. Et qu'il pleuvait toujours. Et qu'il faisait toujours aussi nuit... Le pire c'est que ca m'a quand même fait plaisir de remonter sur un cheval :-)
Jusqu'à ce que j'en redescende. Et que je me rende compte de tous les muscles qui travaillaient quand on fait de l'équitation :p Et comme vous pouvez l'imaginer, je ne sentais plus ni mes doigts, ni mes orteils, ni rien du tout d'ailleurs, parce que je n'ai pas le truc secret de tout norvégien vivant dans le nord: des méga chaussettes en laine tricotées par maman (bon maman, qu'est ce que tu attends?? lol). Bref la prochaine fois ca sera triple paire de chaussettes, 3 pulls et 2 pantalons :p
Parce que là malgré le chauffage à fond dans la voiture, la couverture sur mes jambes (que mes jambes ont consciencieusement refroidie pendant le trajet), une douche brûlante d'au moins 20 minutes, une soupe et une double couette, je grelottais toujours :)
Ca c'était hier. Ce matin, je me réveille (je ne sais toujours pas comment vu que j'avais oublié de brancher mes 2 réveils...), et en arrivant dans la cuisine j'ai bien remarqué que le vent avait l'air de souffler un peu mais rien de méchant. Je prends l'ascenceur, je descends, je sors... Et là je me prends genre une baffe dans la figure, un mélange de vent et de pluie qui m'empêchais d'arriver jusqu'à la voiture. J'ai donc été obligée de ruser (héhé, tu ne m'auras pas, métó norvégienne !), et j'ai avancé en crabe tant bien que mal en essayant de me protéger des bourrasques - ce qui je dois avouer n'a pas été très efficace puisque je suis arrivée dégoulinante et la tête comme sortie d'un lavomatic dans ma voiture (j'ai oublié de préciser, il faisait encore nuit bien sûr...)
Bienvenue en Norvège :)
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